17.8.12

Le magicien d'Orgloz ( épisode 17) : où ils arrivent à Orgloz.

Sans transition,
ils se retrouvèrent au pays d' Orgloz, dans la cité d'Emerongle.

Comme ça, pouf.

"-Mais qu'est ce qu'on fout là ?" demandèrent Jean-Yves et Grolaud, qui s'en foutaient parce que ce n'était pas du tout leur destination initiale.
Alors ils sont morts.

-C'est radical, dit Orgelet.

Soudain, venant de nulle part et semblant crever le ciel lui tomba dans la gueule une jeune femme de type japonais, portant un costume blanc d'homme, ce qui lui donnait un genre un peu lesbienne.

"-Euréglysse ! je te retrouve enfin !"  S'écria Orgelet. Et ils partirent aussitôt faire l'amour dans un buisson de ronces.

"-Il fait une chaleur, Ici..." dit Doroglie.

27.6.12

Dix films

Dans un souci de synthèse, on garde un seul film par réalisateur, proposant éventuellement un choix alternatif



  1. Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles   (Chantal Akerman)
  2. Ulysse, souviens toi (Guy Maddin) (alternative : The Saddest Music in the World)
  3. L'année dernière à Marienbad (Alain Resnais) (Alternative : Hiroshima mon amour)
  4. Elle voit des nains partout (Jean-Claude Sussfeld)
  5. Les Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy) (Alternative : Peau d'Ane)
  6. Le Camion (Marguerite Duras) (Alternative : India Song)
  7. L'accordeur de tremblements de terre (Brothers Quay) (Alternative : Institut Benjamenta)
  8. Flesh (Paul Morrissey & Andy Warhol) (Alternative : Trash)
  9. Dark Crystal (Jim Henson & Frank Oz)
  10. La Planète Sauvage (René Laloux)


11.6.12

31.5.12

Le Magicien D'Orgloz (épisode 16)

Il poussaient des cris de plaisir si effroyablement vulgaires que bientôt, tous les animaux de la forêt avoisinante s'enfuirent horrifiés en bouchant les oreilles de leurs petits avec leurs papattes.

Mais c'était tellement VRAIMENT vulgaire, que bientôt les ARBRES et les BUISSONS se déracinèrent d'eux-mêmes pour s'enfuir en rampant sur leurs radicelles, leurs rhizomes et leurs tubercules.

Lorsque nos héros reprirent connaissance après s'être évanouis de joie, ils constatèrent avec surprise qu'ils étaient au milieu d'une clairière entièrement déboisée.

-M'enfin ? dit Doroglie en se rhabillant.

Soudain, une clarté aveuglante sembla descendre du ciel, et la forme d'une femme d'age moyen et de corpulence très légèrement supérieure à un I.M.C convenable, drapée dans une toge en toile de jute, apparut au son d'une musique japonisante venant de nulle part.

-Bonjour  mon enfant ! Je suis Sainte Dominique Loreau, ennemie farouche des intérieurs bordéliques et des robots ménagers ! Je viens à toi car tu as su ranger cette clairière de manière admirable et en un temps record, en te débarrassant de tous ces objets inutiles et encombrants que sont les arbres, les plantes et les animaux !
Aussi vais-je t'offrir ma protection sous la forme d'un baiser magique qui te portera chance à travers les étendues affreusement malpropres et anti-ergonomiques du Pays D'Orgloz !

-Arrière, Femme aux Vilaines Lèvres Craquelées ! Hurla Doroglie en brandissant sa photographie de Daniel Guichard. Je ne renoncerai pas aux cosmétiques de luxe, aux chaussures de styliste et aux fers à friser pour satisfaire ton approche fascisante de la décoration d’intérieur !

-MALÉDICTION ! UN OBJET DÉCORATIF INUTILE ! Hurla Dominique Loreau en voyant la photo de Daniel Guichard, laquelle était protégée par un cadre en plastique multicolore orné de palmiers, de roses et de chiens-loups.

Et elle explosa en un tas de bibelots ramasse-poussière comme des figurines en cristal Swarovski, des peluches Hello Kitty, des cartes Magik, des poupées en porcelaine de clowns du carnaval de venise, et autres appareils à manivelle pour éplucher les pommes, et cuiseurs à œufs durs en forme de canard en plastique.

Les autres étaient toujours à poil et avaient assisté à la scène d'un air hébété.



23.4.12

Le magicien D'Orgloz (épisode 15)

Ils marchaient paisiblement au long de la route, bordée à cet endroit de champs de paille sèche.

"-Ah là la, qu'est ce qu'il fait chaud, ici, dit Doroglie. Je me rafraichirais bien les seins en les aspergeant d'eau fraîche avec ma gourde ! Mais hélas, je n'ai pas de gourde. En revanche, j'ai un plein panier de pâtes crues et d'huile que m'ont donné les Murglings".
Alors, elle s'aspergea les seins avec de l'huile d' arachide, puis elle commença à se frotter à son jambon de pays en chantant "Love to love you baby" de Donna Summer.

"-Doroglie, vous vous sentez bien ?" demanda Orgelet, puis, soudain, relevant sa toge, il commença à faire une approximation virile de la danse des sept voiles telle qu'exécutée dans la bible par cette délurée de Salomé.

Grolaud et Jean-Yves étaient perplexes. "-Mais qu'est ce qui leur prend, à ces cons ? dit Grolaud.
"-Faisons l'amour !" répondit le cheval.

Ils ignoraient qu'ils traversaient naïvement la prairie du Vice, aux fleurs dont le pollen hautement aphrodisiaque flotte dans l'air ambiant à la moindre brise.

J'aime mieux ne pas voir la suite.